Fèz

30 janvier 2020

C’est encore frais le matin lorsque l’on sort de sous les couvertures.

En plus je dois aller à la toilette ce sont des toilettes communes et c’est se qu’on appelle des toilettes Turque, ou si vous préférez des toilettes à pédales.

Vaut mieux ne pas y aller pieds nues.

Pour ceux qui se demande comment les utiliser je vais vous donner un court mode d’utilisation (non, pas une démonstration!)

Je sais que pour les gens qui nous suivent depuis plusieurs années, j’ai déjà expliquer ce mode d’utilisation sur un genre sensiblement pareil de « toilette » dans les trains en Inde.

Alors pour ceux qui s’en souviennent vous pouvez sauter les paragraphes qui suivent.

Fèz

Bon vous avez remarqué sur la photo (qui n’est heureusement pas la toilette de notre hôtel) qu’il s’agit tout simplement d’une plate forme en céramique carré avec un trou qui n’est pas parfaitement centré et deux pédales (d’où le surnom) sur lesquelles vous devez mettre les pieds. Je ne pense pas être obligé de vous dire ou mettre le pied droit et le pied gauche (quand vous allez baisser votre pantalon vous allez comprendre assez vite si vous êtes pas dans le bon sens).

Premièrement ne vous encombrez pas de survêtement inutiles, genre manteau ou châle, ni de vêtements amples (d’ailleurs je ne comprend pas comment ils font ici avec leurs vêtements long) car il n’y a pas de crochet dans les cabinets. 

Et ne penser surtout pas apporter un journal pour le lire (à moins qu’il n’y a pas de papier de toilette, alors oui il peut être utile). Vous allez avoir besoin de vos deux mains, l’une pour tirer votre pantalon vers l’avant quand vous allez être accroupi et l’autre qui vas vous aidez à conserver votre équilibre, soit en vous accrochant à la poignée de la porte si c’est possible (mais faite certain que la porte s’ouvre vers l’extérieur et soit verrouillé, sinon c’est la surprise) ou soit vous appuyez votre main au mur devant vous. Si par malchance, vous ne pouvez utiliser la poignée et que le mur est trop loin, tender le bras devant vous pour maintenir votre équilibre gardé le dos bien droit et soulevé la tête. Évitez « surtout lors d’effort » de pencher la tête pour regarder si la trajectoire est bonne, vous risquez de modifier l’angle de tir se qui pourrait causer de sérieux dégâts……surtout si le tir est puissant.

Pour les personnes ayant des problèmes de genoux si vous ne pouvez éviter d’utiliser les toilettes à pédales, pensé à vous procurez un bâton pour vous aidez à vous relevez, si vous n’avez pas de bâton, le concierge à certainement laissé traîner un balai pas loin, n’allez surtout pas vous mettre à genoux pour vous relevez, on le sauras à votre sortie.

Seconde étape, la plus facile, après avoir utilisé le papier de toilette (ou votre journal) avant de remonter votre pantalon, faite certain qu’il n’y a pas de nouveaux motifs qui sont apparues dans votre califourchon. (C’est désagréable de constater les faits lorsque le pantalon est remonté).

Troisième et dernière étapes, il faut nettoyer le cabinet. Vous trouverez dans la pièce soit un récipient contenant déjà de l’eau, soit une chaudière sous un robinet, ou encore un boyau d’arrosage. Il s’agit tout simplement de nettoyer tout trace de votre passage en arrosant la plaque de céramique. Si vous devez (à cause d’une déviation de la trajectoire) nettoyer les murs, de grâce n’allez surtout pas lancer de l’eau sur les murs, vous risquez de le regretter, le résultat serait la même si vous n’avez pas vérifié la puissance du jet de l’arrosoir.

Si la cible n’a pas été atteint et que le projectile est resté sur la céramique et ne veut pas décoller! Là! c’est la solution ultime…..une petite poussé avec le pied sera nécessaire….utilisé l’eau pour nettoyer votre soulier (évitez de la faire si vous êtes en gougounne, laissez-là où est est et sortez en catimini).

Bon, je me suis bien amusé à déconner, soyons maintenant sérieux.

Pour le petit déjeuner, il nous faut sortir à l’extérieur et nous rendre dans dans une pièce adjacente sans fenêtre. Seigneur il fait plus froid qu’à l’extérieur.

Nous avons droit un café bien chaud et TRÈS fort. Mais on ne s’en plaindras pas ça réchauffe.

Le déjeuner était bien, crêpes, confiture, jus, pain, fromage et yougourt. Ça m’a fait bien rire quand Manon a prit une bonne bouchée dans une tranche de beurre croyant que c’était du fromage.

Il est 09:45hre lorsque nous quittons la ville. Comme j’ai dit hier la ville n’a vraiment pas d’attrait, mais les environs, surtout à la sortie de la ville, les paysages sont surprenants. A partir d’ici la N8 deviens une belle route vallonnée offrant de jolies décors. Sur notre carte routière il est question a juste titre d’une route panoramique.

La route nous fait monter à travers champs cultivés.

A quelques kilomètres de la ville nous avons la surprise d’apercevoir un lac. Il s’agit du lac artificiel Ahmed Alhansali, formé par le barrage du même nom.

On a essayé de s’en approcher, mais il est interdit au public.

On ne ce lasse pas des paysages qui s’offre à nous, parfois se sont des champs verdoyants, des vergers, des champs de pierres, des vallons, des buttons de roches, de la terre rouge, nous traversons des villes et des villages animés. 

Vers l’heure du dîner, on s’arrête au bord de la route pour manger les restes de notre déjeuner que nous avons apporté.

C’est en traversant la ville de Mrirt que nous croyons avoir vue (a date) les plus belles maisons de notre voyage. On ne se croirait pas au Maroc.

Dans les derniers 50 kilomètres nous dévions de notre route pour emprunter une route secondaire. Ce petit détour était plus, comment dire, rock-in-roll. La route était endommagé et nous faisait passer dans des patelins retirés. 

Mais…nous sommes arrivé à destination, FÈZ une ville imperial du Maroc.

Pas évident à trouver notre hébergement le « Gîte DarLalla Wafae » le propriétaire nous a guidé par téléphone.

Nous stationnons notre auto dans une petite rue, cul de sac, surveillé par un gardien et ces deux chiens (20drm par jour) et pour nous rendre au gîte nous devons parcourir une centaine de mètres dans les ruelles.

Le gîte n’a que 5 chambres, c’est très jolie. Nous avons un petit salon et le lit se trouve sur une petite mezzanine avec vue sur le salon. Tout est du pur style marocain. J’ai oublié de mentionner la salle de bain…..très petite, je dois me pencher pour franchir la porte, et pas question d’être deux à l’intérieur. Mais heureusement ce n’est pas une toilette à pédales.

Après une pause, on se permet une sortie dans la médina avant la noirceur.

Les murailles sont assez impressionnantes, nous sommes sorti à l’extérieur des murs pour mieux les voir.

A l’intérieur de la médina, le long des murs il y a une multitude de commerçants de tout genre. Nous n’avons fait qu’effleurer les souks, nous allons garder ça pour demain, mais déjà je prévois que nous allons nous perdre dans ce labyrinthe d’étalages de tout genre.

Retour à notre chambre à la noirceur, souper de pain, fromage et olives.

On a bien hâte à demain.

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