Adieux Pétra

21 mars 2018

C’est le retour à l’appel à la prière, fallait si attendre……pis je pense qu’il y a de la vengeance dans l’air!
Ils ont augmenté le volume de leurs haut-parleurs.

Savez-vous je crois qu’on si habitue.
Quand la prière commence, ça nous réveille, mais on retombe dans les bras de Morphée avant la fin.
Mais après c’est l’autre mosquée qui fait l’appel et ça nous réveille pour une seconde fois.

Bon, sur notre ordre du jour aujourd’hui, c’est le retour sur le site de Pétra.
On ne peut partir d’ici sans avoir revue une seconde fois la ville antique de Pétra et son Trésor (le Khazneh).
Âgée de plus de deux milles ans, cette ville a été construit parles Nabatéens au cœur de la montagne de Shara.
Elle était une partie essentielle d’une grande route de commerce reliant l’ancienne Mésopotamie et L’Egypte.

En nous approchant du site nous remarquons qu’il y a beaucoup plus de gens aujourd’hui, il y a des groupes organisés.

Nous repartons dans la gorge (le Siq) ça se voit qu’il y a plus de gens, ça serre un peu plus quand on arrive dans les gorges plus étroites.

Adieux Pétra

Quand même, ce n’est pas les gens qu’il faut admirer, il faut lever la tête et regarder vers le haut, il faut s’immerger dans ces gorges, contempler ces falaises, s’émerveiller devant la complicité de l’homme et la nature, s’émouvoir à la vue de ces tableaux que dessine les rayons du soleil sur ces roches bariolées, il faut…….oups!…..Je viens de frapper un chinois!
Il est arrêté pour prendre une photo, je le comprend il y a de quoi s’émerveiller.
Eux la photographie ils connaissent ça, de vrai kid Kodak, toujours le doigt sur la gâchette (de la caméra).

Arrivé au Trésor (le Khazneh) c’est là que l’on retrouve cette foule bigarré.
Mais, y a pas de problème il est gigantesque et personne n’a la vue obstrué.
Il est toujours aussi noble et majestueux, on ne se lasse pas de le regarder, je suis persuadé que revenir ici tous les jours, nous aurions toujours cette émerveillement.

Nous continuons notre marche en traversant le Siq extérieur qui nous conduit à la basse ville.

Ici nous empruntons des marches sculptés dans la roche qui devrait nous conduire jusqu’au site du Haut Lieu du Sacrifice (le Madhbah).
L’ascension nous a pris 45 minutes, en marchand sur les rochers à nues, parfois en longeant la falaise, et prudence, ici il n’y a pas de rampes ou clôture de sécurité, d’ailleurs à aucun endroit sur le site il y en a.


Ça ne s’appelle pas Haut Lieu du Sacrifice pour le rien, c’est vraiment haut et c’est assez raide par endroits, ça devrait nous conduire sur le sommet de la montagne, jusqu’au site du sacrifice.


Ce site était dédié aux idoles Nabatéens, et pour se qui est des sacrifiées se n’était pas des humains, mais des animaux que l’on offrait.

Mais arrivé au sommet, la récompense c’est un panorama à couper le souffle (avouons qu’on a déjà le souffle coupé avec cette montée) sur la ville basse.

Après cette monté, nous redescendons vers la ville basse en passant devant la nécropole a quatre niveau et nous nous retrouvons dans la partie large du Siq extérieur, il y a beaucoup de monde.


Pour fuir cette foule qui semble vouloir demeurer sur le Siq, nous quittons cette autoroute piétonnière pour monter sur les hauteurs vers les Tombeaux Royaux.
C’est beaucoup plus calme, il faut un peu de volonté et aimer marcher pour venir jusqu’ici .
La plus part des gens se contente de voir les tombeaux de loin, c’est certain que la vue d’ensemble c’est bien, mais voir la précision du travail, avoir la chance de toucher à l’histoire, ça vaut l’effort du déplacement.

Le Tombeau Palais, est remarquable, mais la partie inférieur à disparue avec le temps laissant apparaître un tourbillons de différentes roches colorées.
Il remonte au au début du 2ème siècle après J.-C et possède une façade grandiose à cinq étages.

 


J’aime à imaginer comment il fut magnifique dans ces premières années d’existence.
Mais le pire est à venir, de grande crevasse dans la roche, laisse présager un effondrement au moindre séisme.

Nous dînons au pieds de cette merveille (loin des risque d’effondrement), notre seul crainte c’est d’avoir à protéger notre repas de la horde de chèvres qui se dirige vers nous.

Après avoir dîner et pris une pause nous nous dirigeons vers le Tombeau d’Urne que nous n’avons pas visité à notre première visite.
Pour ceux que ça intéresse, les chèvres ne nous ont pas dérangé, ils ont regardé notre repas mais n’ont pas insisté.
C’est pas comme ces satanés macaques en Asie eux nous auraient tout simplement dévalisé.

Bon! ne nous égarons pas!
Nous nous déplaçons jusqu’au Tombeau Corinthien.
La partie supérieur de ce tombeau est similaire à celle du Trésor (le Khazneh), mais il est gravement érodé.
La roche est granuleuse comme du sel, les pluies doivent l’affecter énormément, il me fait penser à une sculpture de glace fondant au soleil.

Nous repartons pour le prochain tombeau.
Le Tombeau de l’Urne, le plus grand des Tombeaux Royaux, il est censé avoir été sculpté environs 70 ans après J.-C.


Le tombeau entré en profondeur dans la montagne, est précédé d’une terrasse avec colonnades des deux côtés.
Très haut dans la façade du tombeau il y a trois trous qui donnent sur des petites chambres funéraires.
En entrant dans cette immense chambre rupestre, on y voit les traces des fosses d’origines.


Mais le plus remarquables se sont ces motifs bariolés laissé par la présence d’oxydes métalliques piégés dans la roche, les murs et le plafond en est recouvert.


L’oxyde de fer donne la couleur rouge ou jaune, le cuivre ou le cobalt pour le bleu, le soufre pour l’ocre, le noir pour la manganèse et ainsi de suite.
De sa terrasse nous avons une belle vue sur le centre de la ville antique.

Ça fait près de cinq heures que nous jouons à la cachette avec le soleil, c’est pas qu’il fait très chaud, il fait 26 celsius, mais seigneur! y frappe fort.

Nous décidons qu’on en a assez, on vas se diriger vers la sortie.

Vous remarquerez tous ces petits abris rudimentaires, se sont des vendeurs bédouins, ils ont tous sensiblement la même chose à offrir et c’est tout à bon prix, 1 jod, jusqu’à ce que tu t’intéresse à quelque chose qui justement! lui n’est pas à 1 jod.

Pendant des siècles les bédouins ont peuplé Pétra.
En 1985 quand le site fut inscrit par l’UNESCO sur la liste du patrimoine mondial, le gouvernement Jordaniens déplaça les centaines de bédouins qui le peuplait.
Alors que les bédouins ont toujours veillé à protéger leur ville contre les envahisseurs, le gouvernement les vois comme un obstacle pour la préservation des monuments et pour le développement touristique.
Ceux qui n’élèvent pas de chèvres, travaillent désormais dans le tourisme, loueur de chevaux ou chameaux, vendeurs de souvenirs ou guides.

En repassant devant le Trésor (le Khazneh) il y a encore beaucoup de gens qui l’admire, avec raison il est toujours aussi impressionnant.

Nous disons adieux à Pétra, adieux à Khazneh ce Trésor de la Jordanie.
Que les hommes et la nature protègent ces lieux, pour permettre aux générations à venir de pouvoir eux aussi rêver du passé.

 

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