Dimanche 24 septembre 2023
Jour 33
Comme vous avez vue en titre, c’est notre dernier jour en Roumanie, demain nous reprenons l’avion pour notre retour au Québec.
Comme dit Manon: « C’est « casiment » un pèlerinage qu’on a fait » et c’est pas faux. Vous avez pu le constater, il n’y a pas une journée dont il n’a pas été question d’église ou de religion. Les gens sont tellement croyant et les églises (surtout orthodoxe) tellement belles avec leur peintures voyantes, et il y a toujours de l’histoire se rattachant à chacune d’elle.
C’est fréquent de voir les gens en marchant faire leur signe de croix, et pas juste en passant devant une église. Petite parenthèse, les orthodoxes font leur signe de croix à l’inverse des catholiques (le front, le nombril, l’épaule droite et gauche) ils le font 3 fois de suite.
Assez jaser, nous quittons l’appartement il est 09:45hre. direction un quartier qui nous ai inconnu au sud du « bulevardul Unirii ». En traversant ce grand boulevard on se dirige vers une rue qui est balisé par des arbres. La rue monte et nous sommes à la fraîche sous les arbres.

Plus on monte la rue, plus il semble y avoir de l’activité.

C’est en arrivant au bout de la rue que nous découvrons avec émerveillement une magnifique église sur un grand site entouré de très beaux bâtiments. Nous sommes à l’église du Patriarche, elle a été construite de 1654 à 1658, sur les fonds du prince de Valachie, Constantin ler Servan Basarab.

La Chapelle et Résidence Patriarcal, les premières restructurations remontent a lépoque du métropolite Teodosie (1665-1708). En 1723, le prince Nicole Mavrocordat ordonne la reconstruction et la peinture de la chapelle.


Le corps central actuel, qui comprend la salle du trône, les appartements du patriarche et la chancellerie de la patriarchie a été construit en 1932-1937.


A notre arrivée il y avait une messe, nous ne sommes pas entrés dans l’église.

Cette bâtisse qui ressemble à une banque, c’est le Palais Patriarcal.


Nous traversons la grande cour et ressortons par l’arrière pour reprendre les petites rues et se retrouver à passer devant une autre église, il y a foule à la messe.

Continuant notre marche au hasard, on se dirige vers un dôme doré que nous voyons dépasser les toits de maisons.

Surprise en passant entre des édifices nous ressortons près du Palais du Parlement qui nous semble encore plus imposant.
Le dôme doré que nous voyons au loin, c’est la Cathédrale du Salut de la Nation, c’est la plus grande église de Roumanie et l’une des plus grandes églises orthodoxes du monde. La première pierre a été posée en février 2011 et sa date d’achèvement était prévue pour fin 2018, mais elle n’est toujours pas terminée, fin des travaux prévue pour 2025.

Il y a beaucoup de controverse concernant les coûts de construction qui varie entre 200 à 400 millions d’euro. Vue qu’elle n’est pas terminée, on a décidé de ne pas aller la voir, on se contente de la voir de loin.
Nous passons devant le Palais du Parlement et à la première occasion que l’on a on se faufile dans un passage entre les gros édifices pour retrouver nos petites rues calmes.

On ne fait pas bien loin que l’on arrive à l’entrée d’un monastère. C’est le Monastère Antim, il est petit mais il mérite qu’on s’y attarde.

En traversant la porte d’arche, le spectacle des fresques commencent, les scènes sont saisissantes et les couleurs éclatantes.

Complexe monastique représentatif pour l’époque brancovane, comprends l’église, clocher, maison d’higoumène, chapelle, cellules, cuisine et Palais Synodal (1912). Le plan rectangulaire de l’enceinte, parfaitement symétrique par rapport à l’axe de l’église, a été altéré suite aux démolitions du régime Ceausescu, par l’insertion du Palais.


Anthime l’Ibère, en roumain Antim Ivireanul, est un religieux chrétien orthodoxe d’origine géorgienne qui s’établit dans la principauté de Valachie. Il s’illustra dans des activités de typographe, et aussi dans l’éloquence religieuse. Il mourut assassiné en septembre ou octobre 1716.

Retournant dans les rues, nous pouvons y voir de très jolies maisons au côté d’édifice en ruine, malheureusement il y en a beaucoup.

Mais attardons nous au contraire sur les bâtisses qui ont une belle architecture et qui sont bien entretenus.

Surprise nous arrivons encore auprès d’une autre église et elle est grande.

C’est l’église Saint Spyridon le premier lieu de culte a été construite en 1768, les murs peints sont dans le style Renaissance. Deux tremblements de terre dans 1802 et 1838 ont sérieusement endommagés l’église et l’architecte a dû reconstruire, mais dans le nouveau style gothique. Un vent dévastateur mis à terre ses deux tours en 1885 mais ils ont été immédiatement reconstruit.

Saint Spyridon Eglise a dû faire face en 1944 aux bombardements allemands et américains. La fondation du lieu de culte a été soutenue par des piliers en bois qui ont été remplacés par du béton dans les 50s. L’église était en danger réel, sous la fondation passait la rivière Dambovita dont les eaux pouvaient conduire à une catastrophe. Encore une fois le tremblement de terre 1977 mais aussi les travaux pour le réseau de transport souterrain 1986 ont endommagé le bâtiment qui a eu besoin de réparation en 2010.


Nous sommes entrés à l’intérieur alors qu’il se préparait une cérémonie de baptême.

En nous baladant, nous voyons venir vers nous des gens biens habillés. Ça c’est signe qu’il y a quelques chose qui ce passe là-bas, on a seulement à suivre les gens à contre courant et on vas trouver c’est quoi le quelques chose.
Et on a trouvé……un autre monastère, le « Radu Voda ».

Le monastère Radu Vodă , dédié à la Sainte Trinité et au Saint Hiérarque Nectaire d’Égine , a été fondé par le voïvode (le voïvode est, à l’origine, le commandant d’une région militaire, puis un titre de noblesse) Alexandru II Mircea (1568-1577) et son épouse, Ecaterina, pour remercier Dieu de lui avoir donné la victoire dans la bataille qui lui a été donnée en ces lieux contre Vintilă-Vornicul et Dumbrăva-Vornicul……
« Contre qui?…..ça m’en fait une belle jambe ça!, j’ai pas été voir qui sont ces types, j’ai quand même pas juste ça à faire »
En raison de son environnement favorable et du relief élevé à proximité d’un grand fleuve, la zone du monastère a été habitée dès le Paléolithique (estimé entre 1 000 000 et 10 000 avant JC). C’est le site de la plus ancienne colonie connue sur le territoire de la Roumanie.
Sous le porte d’arche il y a encore des chefs d’œuvres de fresques.




Il y avait la lignée pour entrer dans l’église, je croyais qu’il y avait une personnalité importante à l’intérieur, mais non ils font la file pour embrasser un livre. Je me demande comment ils ont fait pendant la pandémie???



Je me suis faufilé pour prendre des photos des fresques et me rendre vers l’autel……et j’ai rien embrassé…..sauf Manon! « Grand niaiseux, t’étais pas obligé de rajouter ça ».
Là il est temps de retourner au bercail, pour se faire nous traversons la rivière Dambovita et la longeons sur un kilomètre.




Au loin nous pouvons voir le Palais du Parlement, il est tellement gros qu’on ne peut pas le manquer.
Il est 15:30hre. lorsqu’on arrive à l’appartement, ça fait 5h30 que nous marchons on a certainement fait près de 10 km.
Ça vas bien dormir et surtout qu’il faut ce lever tôt, on a un avion à prendre à 06:20hre.