Kazanlak, la vallée des rois Thraces, Bulgarie

Samedi 24 octobre 2026

Aujourd’hui on a une grosse journée, il y a des choses à voir dans les environs et ont vas devoir prendre l’auto.

Nous allons partir dans la vallée des rois Thraces à la découverte de leur tombes, nous voulons voir l’église orthodoxe de Chipka, qui parait-il il ne faut pas manquer, nous voulons prendre la route panoramique no.5 qui passe dans les Balkans et nous rendre au village de  « Bozhentsi » (village historique) qu’ont nous recommande de ne pas manquer et visiter le monastère « Sokolski ».     

Tout ça se trouve dans un rayon de 50 km. 

Mais commençons par le début….c’est bien beau de partir sur les traces des Thraces (c’était plus fort que moi) mais c’est qui ces Thraces là?

La Thrace est une région de la péninsule balkanique partagée par la Bulgarie, la Grèce et la Turquie.

Elle doit son nom aux Thraces, peuple indo-européen qui occupait la région dans l’Antiquité. 

La Thrace est habitée par les hommes dès la Préhistoire, les premières traces de présence humaine remontent au Paléolithique.

Les Proto-Thraces (un des peuples indo-européens plus anciens en Europe) arrivent en Thrace à une date qui reste encore indéterminée (soit VIe millénaire av. J.-C., soit au début du IIe millénaire av. J.-C.).

Au début de l’âge de fer, les Thraces conservent leur organisation et forment des États religieux dirigés par des rois-prêtres, à la tête de troupes constituées de cavaliers-aristocrates et de paysans-guerriers libres. Des résidences fortifiées — capitales temporaires — sont bâties pour les rois itinérants.

Hérodote (vers 484 – vers 425 av. J.-C.) est un historien, géographe et écrivain grec de l’Antiquité qui a dit que « la nation des Thraces est, après celle des Indiens, la plus importante du monde. S’ils avaient un seul roi et s’ils pouvaient s’entendre entre eux, ils seraient invincibles et, d’après moi, beaucoup plus puissants que toutes les nations.

Tout ça pour dire que les Thraces sont une nation très anciennes et qu’ils ont laissé des traces (trop fort) de leur passage. 

Par contre notre première arrêt c’est au village de Shipka seulement à 10 kilomètres. Nous voulons voir sont monastère, il s’agit du Temple-mémorial de la naissance du Christ, c’est une église russe l’une des plus belles église de Bulgarie. 

Elle se distingue par son architecture flamboyante. Avec ses dômes dorés qui scintillent au soleil, elle invite à la découverte d’une page marquante de l’histoire du pays.

L’église a été érigée en l’honneur des soldats russes et des volontaires bulgares tombés lors des batailles du col de Chipka, durant la guerre russo-turque de 1877-1878 qui mena à la libération de la Bulgarie. Sa construction, initiée en 1885, s’est achevée en 1902.

L’architecture extérieure est un spectacle en soi, les briques rouges contrastent avec les détails ornementaux et les coupoles dorées

Le clocher, haut de près de 53 mètres, abrite 17 cloches. Concernant les cloches, la légende raconte qu’elles furent coulées à partir de douilles de cartouches récupérées sur les champs de bataille.

À l’intérieur, les murs sont ornés de fresques et de peintures murales représentant des scènes bibliques ainsi que des saints et figures historiques bulgares et russes.

L’iconostase en bois de tilleul, richement sculptée et dorée, est une pièce maîtresse de l’artisanat religieux.

Pour un premier arrêt nous sommes émerveillés, la journée commence bien. 

En partant d’ici nous commençons à monter dans les Balkans, ont se retrouve dans la forêt et ont monte. 

Il fait beau, il n’y a pas beaucoup de circulation, ont profite encore des couleurs de l’automne. 

Malgré qu’il nous reste qu’une quarantaine de kilomètres à parcourir, il y a tellement de courbe que ça nous prend presque d’une heure pour arriver au village de « Bozhentsi ». 

C’est se qu’ont appelle: un village au milieu de nul part.

Bozhentsi est un village dont l’histoire remonte à plus de 600 ans. Son origine est une légende, celle de la noble Bozhana qui, il y a six siècles, quitta la capitale en ruines, Tarnovo, avec ses frères et ses fils.

Ils s’installèrent dans des forêts séculaires et y fondèrent un village qui prit le nom de Bozhana. Bozhentsi a toujours fait partie intégrante du monde. Situé près de l’ancienne voie romaine reliant Nicopolis à Constantinople, les habitants de Bozhentsi ont, pendant des siècles, voyagé et commercé avec la Russie, l’Italie, l’Autriche-Hongrie et la France.

Avec ses 110 maisons et environ 500 habitants, Bozhentsi devint, à la fin du XIXe siècle, un centre administratif, commercial et culturel.

La plupart des habitants ont progressivement émigré. Une centaine de maisons subsistent, âgées de 100 à 250 ans. C’est pourquoi, en 1964, Bozhentsi fut déclaré réserve architecturale et historique. 

Les 22 habitants qui y vivent encore la préservent. Le village-réserve attire des milliers de touristes, séduits par l’architecture néo-Renaissance, l’esprit et les traditions locales.

On a bien aimé, même si s’est devenue un villages touristique, juste à penser qu’il y a encore des gens qui y habitent….ça nous fascinent.

Prochaine arrêt le monastère « Sokolski », il nous faut repartir sur notre route 5 de retour dans le Balkans et à bifurquer vers le village de « Etara ». 

Etara est le tout premier musée en plein air et complexe ethnographique de Bulgarie, ouvert en 1964. Il reconstitue un village bulgare traditionnel de la période du Renaissance nationale (XVIIIᵉ et XIXᵉ siècle). 

Mais, ont ne s’est pas arrêté, nous avons préféré visiter « Bozhentsi » sachant que c’est un vraie villages vraiment habités. 

Bon nous voilà arrivé au monastère Sokolski. Comparer a d’autre monastère que l’on a vue, il n’est pas très impressionnant, mais c’est un beau monastère en montagne qui nous permet une belle vue sur le parc naturel de Bulgarka, et les montagnes des Balkans. 

Le monastère Sokolski est toujours en activité et abrite des nonnes, sous la supervision générale d’un prêtre. Il combine ses activités religieuses avec l’activité touristique car le monastère Sokolski propose des chambres simples mais confortables aux touristes désireux d’y passer quelques jours, à des prix modestes.

Fondé en 1833 le monastère a été érigé avec le soutien des habitants des villages voisins. L’église principale, dédiée à l’Assomption de la Vierge, fut construite en 1834?

Son histoire est intimement liée à la lutte pour l’indépendance de la Bulgarie. L’établissement a servi de refuge à des révolutionnaires, et a joué un rôle actif durant l’insurrection d’avril 1876. Il fut même transformé en hôpital militaire pendant la guerre russo-turque de 1877-1878.

On a pas pu entrer dans la petite église mais on a admirer de très jolies fresques extérieur représentants des scènes de la vie chrétienne.

Prochaine étapes ont se dirige vers la vallée des rois Thraces.

C’est lorsque nous arrivons près du village de Shipka que se trouve la première tombe, nous pouvons voir le tumulus de la route.

C’est le tombeau de Seuthès III, il fut roi du royaume odrysien de Thrace d’environ 331 à 300 av. J.-C. 

C’est l’un des tombeaux les plus élaborés de la Vallée des souverains thraces.

Le tombeau présente une façade impressionnante, un couloir d’entrée d’une longueur inhabituelle de 13 mètres et trois vastes salles successives. La première salle, rectangulaire, est coiffée d’un toit à double pente en forme d’arc-en-ciel. Un cheval y aurait été sacrifié. La salle suivante est circulaire et surmontée d’un dôme, tandis que la troisième, creusée dans un énorme bloc de pierre, est également recouverte d’un toit à double pente (ressemblant à un sarcophage). À l’intérieur se trouve un lit funéraire reconstitué.

Il s’agit de l’un des plus grands tumulus de Thrace, culminant à 23 mètres de hauteur et mesurant 130 mètres de diamètre. Le tombeau est construit sur un remblai de tumulus préexistant. Une large allée mène à la façade et à l’entrée.

On y a également découvert la désormais célèbre et magnifique tête sculptée, que l’on pense représenter Seuthès III. Les yeux sont en albâtre et en pâte de verre, et les cils et les sourcils en lamelles de cuivre.

Le tombeau était à l’origine un temple monumental situé sur le tumulus de Golyama Kosmatka, construit dans la seconde moitié du Ve siècle avant J.-C. Après avoir longtemps servi de temple, il accueillit la sépulture de Seuthès III vers 300 avant J.-C.

C’est jolie, ça nous fait penser aux tombeaux de la vallée des rois en Égypte, mais qui étaient  beaucoup plus impressionnant et coloré.

Nous finissons notre journée chez Peter Café à Kazanlak.

Je sais que j’écris beaucoup, pourtant j’en dit très peu, je pourrais en dire tellement plus, mais se n’est pas facile de raconter l’histoire millénaire en résumé. Je fais de mon mieux. 

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