La route Transfagarasan

Vendredi 1re septembre 2023

Jour 10

Au revoir Sibiu, on a bien aimé, je vais me rappeler que c’est ici que j’ai eu mes soi…….ma fête.

Nous partons pour la route Transfagarasan (7C) il paraît que c’est une des plus belles routes panoramiques de l’Europe, on vas voir ça.

Mais ce qui m’inquiète c’est la température, le ciel est nuageux et nous allons dans les montagnes, je crains que les nuages nous cache le paysage.

Nous avons 45 kilometres à faire avant d’arriver à la Transfagarasan pour se faire nous empruntons la route pour Brasov, y a de la circulation….pis y a des pressés.

Quand nous tournons pour la 7c (la Transfagarasan) il est 10:00hre. et beaucoup moins de traffic.

Suite à l’invasion de la République Tchèque par l’URSS en 1968, Nicolae Ceausescu craint une invasion de son pays par les Russes. Il envisage donc de doter son pays d’une route qui traverse les Monts Fagaras. Il souhaite ainsi avoir la capacité d’envoyer ses troupes rapidement en cas d’attaque.

Mais les mauvaises langues raconte que cette route a été construite par Ceausescu, uniquement pour dépasser la Transalpina, la plus haute route de Roumanie érigée par le Roi Carol II.

C’est ainsi que la route Transfagarasan est passée de l’idée à sa réalisation en 1970. Cette route Transfagarasan a nécessité des efforts considérables. En effet, il a fallu non seulement créer la route, y acheminer les matériaux, mais aussi creuser des tunnels, construire des viaducs et même un barrage.

La construction d’une route à travers le massif des Monts Fagaras, s’est avérée extrêmement dangereuse. 6 000 tonnes de dynamite seront nécessaire à la construction des 88 kilomètres de la route Transfagarasan.

Se sont les militaires qui ont construit cette route et 38 d’entre eux y ont laissé la mort. Ceausescu ne lésine pas sur les moyens, qu’ils soient financiers ou humains.

En arpentant la route mythique Transfagarasan, nous allons traverser les plus hauts sommets de Roumanie et en particulier, le Mont Moldeveanu, le sommet le plus élevé du pays (2544 mètres).

Bon là le fun devrait commencer. Nous prenons la route, par la partie nord pour descendre vers le sud, nous sommes en ascension en plein bois avec des courbes en tête d’épingles qui commences.

Au fil de la montée, les arbres se font plus rares et sont remplacés par des façades rocheuses.

Ont dit que le panorama est époustouflant, il faut le croire, mais malheureusement comme je craignais les nuages ce « mêle de la partie »…….on voit rien.

Il fait frais, pour ne pas dire froid, j’enfile une chemise grand manche et Manon, son manteau, son foulard, ces bas, c’est espadrille, son cache oreille et ces gants, le gros kit quoi.

Après avoir passé une semaine dans des chaleurs variants entre des 30 et 40c on ne s’en plaindras pas…..pis part la chaufferette quand même.

La route n’est plus accessible d’octobre à mai c’est l’hiver.

Lorsque nous traversons la forêt et arrivons sur les hauteurs, parfois un éclaircie nous permet de voir une partie de la route sinueuse, mais vraiment une infime une partie. 

Arrivé à son sommet c’est la cohue, il y a plein de petits kiosques pour touristes. 

Ici ce trouve le populaire Lac Bâlea est un lac glaciaire situé à 2 040 m d’altitude

On se permet une halte, mais c’est décevant, les nuages nous cachent le panorama.

A partant d’ici nous avons un tunnel de 900m à traverser. C’est là que la surprise nous attend.

En sortant du tunnel…..WoW, gros soleil, on est passé dans une autre galaxie, le contraste est saisissant. Plus de nuages pour nous cacher le décor et le thermomètre a chuté.

C’est plus intéressant, nous prenons notre temps pour bien admirer le paysage, malgré que ce côté Sud est moins impressionnant , mais que voulez-vous faut faire avec mère nature.

Après une quinzaine de kilomètres, les courbes se continues dans la forêt et je peux vous dire qu’elle est dense.

Les gens nous avaient dit, vous allez voir des ours. Ben oui! Bien chanceux si on peut en voir un. Mais sur une distance d’environs 10 kilomètres nous en avons vue 11. 

De gros ours bruns impressionnants et des petits. A croire qu’ils sont à habitués au autos, ils s’assoient sur le bord de la route et se laisse photographier, on croirait même qu’ils prennent la pose.

Notre prochaine arrête c’est le barrage du lac Vidraru, ce barrage de 165m a été construit en 1968. Ce n’est pas le plus gros des barrages que l’on a vue, mais il vaut bien le coup d’œil, s’est même devenue une attraction touristique.

Mais, notre journée ne serais pas complète si on ne prend pas la photo d’une église et comme de fait il y en a justement une sur notre route, c’est un petit monastère avec une église orthodoxe.

Il est 15:30hre lorsque l’ont arrive à notre chambre et il était temps…..nous sommes fatigués.

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