Mercredi 29 septembre 2012
Changement d’itinéraire aujourd’hui. Nous devions partir pour remonter le Péloponnèse jusqu’à Olympi. Nous allons plutôt nous diriger vers le sud, direction Nomenvasia et de la presqu’île de Magne.
En soirée, après des recherches sur l’internet, il s’avère qu’il y a de beaux endroits complètement au sud qu’il ne faudrait pas manquer.
Il est question d’une presqu’île relié par un pont, sur lequel s’y trouve une forteresse médiévale. Il s’agirait d’un gros massif rocailleux que les gens du pays appelle « le Gibraltar de la Grèce ».
Nous sommes déjà au sud du Péloponnèse, Monemvasia n’est qu’à 90 km, pourquoi pas en profiter. Comme on dit » tout d’un coup qu’on manque quelque chose! « .
Mais la première chose à faire c’est de rejoindre l’hébergement qu’on avait réservé à Olympi justement hier.
Chanceux, la dame accepte volontiers de repousser notre réservation.
Bon tout est réglé, nous partons direction le Gibraltar de la Grèce.
Adieu Mystras, on a bien aimé, c’est un site qu’il ne faut pas manquer si vous venez par ici et prenez une chambre dans le petit village de Mystras….si vous aimez la tranquillité.
Nous contournons Sparte pour descendre vers le sud.
En passant, à Sparte, on a beau chercher, mais il n’y a pas grand chose à voir là.
Tout au long de notre route, nous traversons des cultures d’oliviers et d’oranges, mais les oranges ne sont pas encore mûrs.
Lorsque l’on s’approche de Nomenvasia, le paysage deviens plus montagneux et nous longeons la mer.

Il est midi quinze lorsque à la sortie d’une courbe nous voyons au loin un immense rocher. Ce semble bien être notre Gibraltar.

Nous voilà arrivé à Nomenvasia.
Plus on s’approche du massif, plus il est imposant.

Nous prenons une marche le long du port en l’admirant de loin.

Par après direction la chambre nous voulons laisser passer le gros du tourisme et espérer qu’il fasse un peu moins chaud pour aller visiter la ville mèdiévale….et pourquoi pas faire une petite sieste.
La ville mèdiévale se trouve de l’autre côté du rocher, nous nous rendons jusqu’à ces murs en auto.

WOW nous ne sommes pas encore entrés que nous sommes impressionnés et n’allez pas pensé qu’un rien nous impressionne, on en a vue d’autre.
C’est une ville sans auto, seul les piétons sont admis.
Vous avez compris, Manon débarque ici et moi je suis mûre pour une bonne marche pour revenir.
En entrant en ses murs nous traversons dans un autre monde, un monde fantastique, c’est tout simplement merveilleux.




Monemvassia était une plaque tournante du commerce méditerranéen. Stratégiquement située entre l’Europe et l’Orient, elle était au carrefour des civilisations et d’échanges nombreux. A son apogée, la ville comptait plus de 8000 habitants.
La ville de Monemvasia ne possède qu’une seule rue commerçante, très concentrée sur les 100 premiers mètres suivant le portail.
Le reste de la vieille ville est plus pittoresque et c’est un plaisir de s’y perdre, mais ne faite pas comme nous de vouloir prendre un raccourci par un porte ouverte…..le monsieur n’était pas content.

On peut rejoindre l’église Sainte-Sophie au sommet par une marche de 30 à 45 minutes, qu’ils disent, je l’ai fait en 20 minutes.




Attention, le chemin est fait de pavés et peut être très glissant (surtout à la descente). Mais ça en vaut la peine ! D’en haut on à une vue imprenable sur tout le site.



Dans cette ville haute, on y découvre que des ruines, le fort et les habitations familiales.

Fondé au 6e siècle par les Laconiens fuyant les invasions des peuplades guerrières venues du Nord.
La citadelle passe tour à tour aux mains de l’Empire byzantin, des Francs, des Vénitiens et de l’Empire ottoman, avant de redevenir grecque au moment de l’indépendance du pays (dans les années 1820).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, pas de chance, Monemvasia est occupée par les Italiens, les Allemands puis les Britanniques !
Quand nous avons quitté le site, on se disait comment il se fait que personne ne nous ai parlé de ces lieux?

Monemvasia est incontestement un incontournable, on ne peut venir en Péloponnèse sans venir admirer cette forteresse médiévale.
On ne comprend pas que ces lieux ne soit pas plus connus, c’est un hasard si j’en ai entendu parlé.