Novi Sad, Serbie

Jeudi 8 octobre 2026

Nous qui pensions que « Novi Sad » n’était pas une grosse ville, ont s’est royalement trompés, c’est la deuxième grande ville après « Belgrade » c’est la capitale de la province autonome de Voïvodine la ville compte 231 798 habitants.

Sur le territoire de l’actuel secteur urbain de Novi Sad, les archéologues ont mis au jour les vestiges d’une présence humaine remontant à l’âge de pierre vers 4500 ans avant J.-C.

Cette ville a une histoire qui remonte tellement loin, avant même l’antiquité, que je ne me permettrais pas dans faire un résumé historique, se serait trop long. 

Mais malgré tout ont ne passeras pas au coté de l’histoire. Nous allons visiter la forteresse de Petrovaradin, surnommée à l’époque le « Gibraltar du Danube » en raison de sa taille colossale et de sa position stratégique sur son éperon rocheux. 

Direction la deuxième plus grandes Forteresse d’Europe.

Pour nous rendre nous devons traverser le « Danube » en empruntant le pont  « Varadinski » long de 700 mètres nous avons une vue magnifique sur cette immense forteresse de 112 hectares. 

Ce pont a été reconstruit en 2000, après avoir été détruit par les bombardements de Novi Sad par l’OTAN le 1er avril 1999.

Arrivée du côté de la forteresse il nous faut trouver par où monter, il y a bien des panneaux mais on ne comprend rien. 

Nous traversons la partie basse de la Forteresse, un peu comme la basse ville de Québec.

L’escalier nous conduit jusqu’à la tour de l’horloge de Petrovaradin qui est le symbole le plus emblématique de Novi Sad.

Érigée vers 1750 cette tour baroque arbore quatre cadrans noirs de plus de deux mètres de diamètre. Sa particularité la plus frappante ? Des aiguilles inversées. La grande indique les heures, tandis que la petite pointe les minutes.

 Grâce à la grande aiguille des heures, bateliers, pêcheurs et marins naviguant sur le Danube, tout comme les soldats en poste au loin, pouvaient connaître l’heure d’un simple coup d’œil.

Les habitants la surnomment affectueusement l’« Horloge ivre ». Ce sobriquet vient de la sensibilité extrême du mécanisme à la météo. Par temps froid, l’horloge retarde de quelques minutes, tandis que la chaleur de l’été la fait accélérer.

Dans la partie haute de la forteresse ont été découverts les restes d’un village datant de 19 000 à 15 000 avant Jésus-Christ. Grâce à cette découverte, il est maintenant établi que le site a accueilli sans discontinuer une présence humaine du paléolithique jusqu’à aujourd’hui.

Les premières grandes fortifications furent construites par les Romains à leur arrivée dans la région.

En 1235 lorsque le roi Béla lV de Hongrie installa dans la forteresse un groupe de moines venu de France. Les moines bâtirent un monastère sur les vestiges de la forteresse romaine. Les murs du monastère furent construits entre 1247 et 1252 et représentaient les seules fortifications visibles du site durant le Moyen âge. Mais la forteresses fut prise par les Turcs après un siège de deux semaines en 1526.

En 1687, durant la Grande Guerre Turque, l’Armée autrichienne captura Petrovaradin après 150 ans d’occupation ottomane. Les Autrichiens démolirent la vieille forteresse et construisirent de nouvelles fortifications selon les standards de l’époque.

La pierre angulaire de la partie sud de la forteresse fut posée le 18 octobre 1692.

Une nouvelle guerre était imminente entre Autrichien et Turques. L’armée autrichienne comptait 76 000 hommes contre 150 000 dans l’armée ottomane. La bataille décisive eut lieu le 5 août 1716 à Petrovaradin, sous le commandement du Prince Eugène, les Autrichiens battirent les Turcs commandés par le grand vizir Damad Ali Pasha et mirent du même coup un terme à la menace turque sur l’Europe centrale.

De nouveaux plans de fortifications furent élaborés par les autrichiens en 1751 et mis en application entre 1753 et 1776. Ces plans proposa et créa un réseau de tunnels souterrains d’une longueur de 16 km.

Après l’achèvement des travaux, il n’y eut plus jamais de menace de l’Empire Ottoman. La forteresse de Petrovaradin tint son dernier rôle militaire lors de la révolution hongroise de 1849, lorsque les troupes autrichiennes entreprirent d’assiéger la forteresse afin de forcer ses occupants à la reddition. La réponse fut le pilonnage de Novi Sad le 12 juin, au cours duquel les deux tiers de la ville furent détruits.

Les années suivantes la forteresse servit de caserne militaire et d’entrepôt.

Pour nous, s’est assez pour aujourd’hui, retour à l’appartement à 14h30 on a besoin d’un peu de repos.

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