Taounate

4 février 2020

On a dormis jusqu’à 08:30 hre. c’est vous dire comment la chambre est confortable.

Nous prenons notre temps et nous quittons notre hôtel seulement à 10:00hre.

Taounate

Nous retournons récupérer notre auto stationné quelques rues plus loin. Le supposé gardien s’approche pour se faire payé.

« J’ai payé à l’autre type quand je suis arrivé »

« Mais l’autre c’est le gardien de jour, moi je suis le gardien de nuit »

Je l’ai regardé, j’ai ris et nous sommes parti. Faut quand même pas nous prendre pour des cruches.

C’était jolie ici, ça nous a permis de nous reposer de récupérer un peu et maintenant nous partons pour une autre destination.

Nous nous dirigeons vers Meknes qui se trouve à près de 300 km.

Nous avons l’intention de le faire en deux jours parce que nous voulons prendre la N2 qui est une route panoramique et habituellement ce genre de route nous prend de 2 à 3 fois plus de temps à parcourir.

Nous prévoyons nous rendre jusqu’a Tlata Ketama, un petit patelin où il ne semble pas si passer grand chose. La seul hébergement qu’on a trouvé pour ce coin est une appartement pour $16. Cdn. on a bien hâte de voir ça, on ne se fait pas de grands espoirs, de toute façon nous serons que de passage.

Quand nous atteignons la N2, c’est vrai que les paysages deviennent beaux. Nous sommes dans les montagnes, plus nous avançons, plus nous montons et plus il y a de courbes.

Arrivé à Bâb Taza nous prenons une pause, pour un café, pourquoi pas nous avons tout notre temps et il fait beau.

J’en profite pour échanger en espagnol avec le propriétaire, un jeune homme très sympathique.

A la sorti du village de Bâb Taza, je m’immobilise pour prendre une photo du paysage. Deux types dans une auto s’arrête près de nous. Le passager en descend et viens me voir. Il sort de ces poches un petit sachet transparent dans lequel il y a une boulette brune et me demande si j’en veux. Croyant que c’était du chocolat je lui dit que je ne suis pas intéressé, il baragouine quelques chose été me dit au revoir. 

Sur l’instant je trouve ça bizarre.

C’est là que ça commence. Des gars au bord de la route nous font signes, des types en auto nous suivent et nous font des signes.

Voulez-vous bien me dire ce qui se passe.

C’est quand je m’arrête pour acheter du pain que je comprends.

Comme d’habitude des gars se sont approchés, nous demandant si nous étions Français, nous souhaitant le bienvenu au Maroc, qu’est-ce qu’on cherchait, nous suivent jusqu’au petit magasin, se croient obliger d’être notre interprètent auprès du commerçant, comme s’ils étaient indispensables.

C’est de retour à l’auto qu’il me demande si je veux du « hachich »!

C’est là que j’ai tout compris, c’est pas des vendeurs de chocolat, mais des vendeurs de « H ».

Y sont partout, du moment que t’arrête sur le bas côté de la route ils arrivent.

Quand tu traverse un village, ils sont debout dans la rue te font de grands signes pour que tu arrête, des voitures nous suivent pour t’en vendre. «Seigneur chu tombé dans leurs nids», on est sur route des « poteux ».

Y en a qui étalent leur marchandise sur des roches au bord de la route.

C’est incroyable! A croire que la seul production qu’ils ont ici c’est le pot.

Depuis le début de notre voyage, pratiquement tous les jours nous sentions des odeurs de « mari », faut croire que c’est légal ici!

Oublions ces histoires de « pot », « mari »ou « H » et admirons le paysage…..mais tout en surveillant les trous sur la route. Plus on s’approche de Bâb Barred et plus la route est affreuse, il nous faut continuellement zigzaguer et ralentir pour éviter les trous. 

Une quinzaine de kilomètres avant d’arriver à la ville de Bâb Barred nous traversons une jolie forêt de conifères, on se croirait en Abitibi 

Arrivé à la ville de Bâb Barred, les rues sont vraiment affreuses, il nous faut surveiller les trous et les vendeurs de pot qui risquent de se faire frapper. Faut pas oublier ceux qui patrouille la route principale en auto à la recherche de client potentiel, surtout des touristes intéressés à « poter ».

Mais à la sortie de la ville, le paysage nous fait oublier (temporairement) ces petits désagrément.

Un autre quinzaine de kilomètres plus loin et nous arrivons à Tlata Ketama, notre destination final pour aujourd’hui. 

Nous croyions que les rues de Bâb Barred étaient affreuse, et bien on a trouvé pire. On se croirait arrivé à Beyrouth après un bombardement! 

En avançant très lentement à la recherche de notre hébergement et pour ne pas briser l’auto, un type nous suit et coigne dans ma vitre, je lui fait signe que j’en veux pas de son pot. Il m’appel par mon nom. Je comprend alors que c’est notre hôte pour la chambre.

Il me fait signe de tourner de bord et m’indique un endroit pour stationner notre auto dans un fond de cour.

Il veut que l’on aille prendre un thé au café tout à coté. Je lui dit que nous préférons en premier nous rendre à l’appartement.

Nous prenons nos sacs à dos et le suivons. Il nous fait passer entre des bâtisses, traverser un pont, monter une bonne côte pour après 15 minutes de marche arriver à destination. 

Bon je suis d’accord, l’extérieur n’est pas accrocheur!

Se qui importe le plus c’est l’intérieur….là non plus c’est pas accrocheur!

Voici notre chambre à coucher avec notre chauffage d’appoint!!!

Je dois dire que ça ne correspond pas, mais pas du tout aux photos sur le site de Airbnb.

J’ai connu des camps de chasse beaucoup mieux équipé.

Le type qui nous a conduit ici repart et c’est son frère qui viens nous rejoindre.

Je lui pose des questions sur le mode de chauffage, si c’est moi qui vas allumer le feu du poêle? Voyant que nous trouvons l’endroit trop froid, il nous suggère un autre endroit à un kilomètre du village qu’il dit.

Nous voilà reparti avec nos sacs à dos, retour jusqu’à l’auto.

A l’auto un autre frère nous ai présenté, c’est lui qui vas nous conduire à l’autre endroit.

Nous roulons à près de 3 kilomètres hors du village et prenons une petite route qui nous conduit à une autre maison, légèrement plus attrayante, je dit bien légèrement.

Bon ici, présentation d’un autre frère pis d’un monsieur (que je n’ai pas compris qui c’est) on nous montre la chambre à coucher (la jumelle de l’autre) avec chauffage d’appoint identique. 

Arrive un autre frère! « Bon sens! y en a combien de frères? ».

« Combien pour la chambre? »

Ils se regardent et ne savent pas quoi dire, pour enfin dire, donnez ce que vous voulez.

Bon Manon et moi on se regarde et on vois bien que ça marche pas.

« Bon! Nous allons au café du village, rejoindre ton frère c’est avec lui que j’ai réservé et on vas régler ça avec ».

Nous reprenons la route et direction…..le plus loin d’ici.

Y a trop de monde dans toute cette affaire là, les gens ont l’air gentils, mais ça inspire pas confiance, pis y en a un qui a eu le toupet de me demander si je veux du  « H ».

Je sais ça semble pas honnête de partir comme ça, c’est comme si on se sauvait……pis a bien y penser, c’est ça qu’on a fait.

Si ce qu’on a fait n’est pas bien honnête, alors eux de vouloir abuser de notre naïveté par de fausses présentations de photos sur le site de Airbnb, c’est certainement malhonnête.

Pour éviter que d’autre gens soient victime de ce même stratagème, je me dois d’en aviser Airbnb.

Bon on se retrouve de retour sur la N2, on vas se rendre à Taounate la prochaine ville a 50 km. Nous avions chercher sur les sites d’hébergement pour cette ville et rien ne sortait. 

Nous allons quand même essayer de trouver un endroit pour dormir. Par expérience nous savons que les hôtels ne sont pas tous sur des sites de recherche.

Entre-temps on a une petite faim. On vas s’arrêter pour acheter un chip et un coke (on vas manger nos émotions). On s’arrête sur le bord de la route où il y a un semblant de dépanneur. Trois types arrive vers moi en courant, croyant que j’arrêtais pour acheter du « H ». 

Ils sont collant, ils me suivent jusqu’au comptoir du « supposé » dépanneur, de vrais mouches, c’est même eux qui me donne les chips et les cokes. Et ils viennent même me reconduire à l’auto.

On en rie, mais……faut pas que je perde patience.

Nous continuons notre route en mangeant nos chips et nous demandant comment aurait été notre nuit à Tlata Ketama.

Ici la route est à 2,500 m d’altitude, il y a encore beaucoup de croches, la route n’est pas des plus larges et les ravins sont très, très, profond. Mais mon dieu que les décors sont magnifiques.

J’aimerais bien m’arrêter pour prendre des photos, mais il n’y a pas souvent d’espace pour le faire et quand y en a, se sont les vendeurs de « pot » qui si trouve.

Un heure 20 minutes, et 50 km plus tard, nous arrivons enfin à Taounate. Nous localisons l’hôtel Du Lac (en plein centre ville où y a pas le moindre petit lac).

Nous avons une grande chambre complète et propre pour 238 dirham ($33.)

Je dirais bien que nous avons eu de la chance d’avoir une chambre, mais c’est faux, je pense que nous étions les seuls clients de l’hôtel.

PS: J’ai tardé à vous envoyez mon blogue du 4 février. Je pense que ma tablette commence à être fatigué, parfois j’ai de la difficulté avec mon clavier qui semble devenir fou, je dois alors le laisse tranquille.

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