Cameron, Louisiane

Lundi, 19 février 2024

(Désolé si je ne peut mettre mon blog à date, je n’ai pas souvent le Wifi.)

Encore une nuit froide, mais on commence à s’habituer, on a bien dormis.

Ce matin on a un peu de épicerie à faire et après direction le gym.

A 400 mètres il y a un Anytime Fitness, je sais qu’il faut être membre, mais on ne perd rien d’essayer! 

Pour $10. Chacun on peu s’entraîner pour la journée et on peut prendre une bonne douche.

Après le gym, direction 20 milles au nord, juste avant d’arriver à « Lafayette » il y a un village Acadien qui semble intéressant. De toute façon s’il n’y a pas grand chose à voir d’autre, on fouille dans notre « petit routard » et les commentaire que l’on a sur « Lafayette » ne sont pas des plus invitantes.

Le village Acadien créé en 1976 nous permet de remonter le temps en se replongeant dans la vie des Acadiens au début du XlXe siècle. Les habitations sont des constructions originales (sauf la forge et la chapelle qui sont des répliques) ont été déplacées de différentes municipalités environnantes.

Si on se rappelle bien notre petite histoire, c’est en 1754 que sous prétexte que les Acadiens ne voulaient pas porter serment d’allégeance au roi d’Angleterre et renoncer à leur foi catholique, ça choqué les anglais. 

Les anglais on alors brûlés fermes, maisons, cultures et ont séparé les familles qu’ils ont embarqués dans des navires, ce fut le grand dérangement. Plusieurs années d’errance sans but.

C’est en 1764 que des acadiens sont arrivés en Louisiane à l’époque gouverné par les Espagnol. 

Pendant les 20 années qui ont suivis 3,000 Acadiens sont venus en Louisiane.

Ils se sont installés dans les marais, les bayous et les prairies dans une régions infestées de moustiques que personnes ne voulaient. 

Avec leur dialecte étrange, ils étaient rejetés par les Français déjà en Louisiane. Les Acadiens vivaient en isolement.

Après la guerre de sécession, cette mentalité changea, graduellement les Acadiens ont commencé à se marier avec des non-Acadiens. 

On peut dire que c’est de ce mélange de culture qu’est maintenant connu comme « Cajun ». 

Belle petite histoire, mais triste, que nous pouvons revivre en visitant ce petit village, on a bien aimé, surtout avec ce beau soleil.

Après notre visite, c’est décidé, on ne vas pas à « Lafayette » y a rien à voir et en plus c’est une grande ville de 127,000 habitants.

Nous reprenons une route secondaire pour redescendre vers le Sud, notre but est de nous rendre à « Grand Chénier » par la Trail no.5 appelé « Créole nature Trail all-American road ». Cette route longe le golf du Mexique sur plusieurs dizaines de milles.

Sur notre trajet lorsque nous traversons la petite ville de « Kaylan », nous traversons des terres inondées dont les champs sont endigués. 

Dans la plupart de ces champs inondés nous pouvons voir dépasser de l’eau de drôle de cylindres. 

Emporté par la curiosité, nous nous approchons d’un de ces champs et c’est là que l’on peut constater que ça ressemble à des cages grillagés de forme triangulaire.

Je vais à l’habitation la plus près pour m’informer à quoi ça sert?

C’est là que le monsieur m’explique que se sont des cages à « crawfish » un genre de grosses crevette, dans les cages il y a des appâts pour les attirer. 

Les champs sont inondés à l’aide de pompes reliés à un puit (ici dans le sol il y a de l’eau partout), tous les jours les propriétaires de ces champs partent avec leur bateau à fond plat pour y relever les cages. 

Les champs sont inondés tous les deux ans, c’est pour ça qu’on a pu voir des champs complètement desséchés, ce sont des champs qui l’an passé étaient inondés. 

Ne me demandez pas de vous expliquer le pourquoi, le monsieur me l’a dit…mais j’ai rien compris! Pas facile a comprendre un Cajun anglais.

Une chose est certain, les « crawfish » et les « crevettes » c’est pas la même bibite.

Notre route se poursuit et sur une longue, très longues distance, la route est droite et traverse des marais, y a très peu d’habitation et pas de circulation, on se trouve vraiment isolés.

nous approchons de « Grand Chénier » et voyons de la fumée au loin. 

Plus on s’approche plus l’étendu du feu nous semble important.

Juste avant d’arriver à « Grand Chénier » nous voyons un camion d’incendie sur le bord de la route, le feu est pris dans les marais.

En fin après plus de 125 milles de parcourus nous voilà arrivés, seigneur! y a rien ici, une dizaine de maisons….pis encore!

Bon on vas continuer, prochaine arrêt « Créole ». 

Oups! passé tout droit, preuve qu’il n’y avait rien…et moins que rien.

On continue jusqu’à « Cameron » là on a pas le choix, le niveau d’essence est bas, faut qu’il y ai une station, les gens ici doivent faire le plein parfois!

Et oui! Il y a une seul station et c’est également la seul épicerie.

Le plein fait, il est 17h30, il nous faut trouver un endroit pour coucher.

Je dois vous dire qu’ici des RV Park, il n’y a que ça, à croire qu’à la haute saison il y a un tourisme fou. Les gens y viennent pour la pêche et pour se préfacer sur la plage de « Holly Beach » longue de 25 milles longeant le golf du Mexique.

Pour nous on a trouvé un bel emplacement au côté de l’église, seul et tranquille.

WoW, la météo nous annonce un beau 12 c pour cette nuit.

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