Mercredi 6 octobre 2021
C’est tranquille, on a très bien dormis malgré la proximité de la rue, pas entendu d’auto et surtout, pas entendu de chiens et chats.
Pas pressé ce matin, on prend le temps de regarder notre itinéraire pour demain et surtout chercher un endroit ou « pieuter ».
Ici à Patras, il y a quatre endroits que l’on veut voir et par chance ils se trouvent tous dans un rayon de un kilomètre.
Mais pour se faire nous devons nous approcher du centre-ville avec l’auto et ça, j’ai toujours trouvé que c’était du sport de conduire dans ces grosses villes, surtout quand l’on sait que le respect du code de conduite n’est pas leur force.

Lorsqu’on se promène dans les rues étroites des villes, c’est la que nous apprécions d’avoir choisi le plus petit modèle d’auto qu’il y a en location.
Je suis surpris de ne pas entendre d’auto klaxonner ou des conducteurs s’engueuler, les gens se stationnent en double, arrête dans le milieu de la rue bloquant le passage aux autos, débarque pour aller chercher quelque chose et personne ne semble rouspéter, aucun bruit de klaxon.
Bon, l’auto est stationné, nous partons à pied pour localiser nos points d’intérêts et ça sans ce perdre.
Nous localisons assez facilement la place du Roi Georges. C’est un grand espace considéré comme le cœur du centre-ville. C’est bien….mais pas plus. Il y a tout au plus, un ou deux bâtisses qui peuvent être agréable à voir.


Au sud de la place Georges, il y a une rue que nous empruntons et qui nous conduit dans la haute ville, directement au théâtre romain, l’odeon comme ils disent.


Construit avant l’Odéon d’Athènes (en 161 apr. J.-C.), pendant la période d’Augustus dans la première moitié du IIe siècle av. J.-C., il est considéré comme le deuxième Odéon le mieux décoré après celui d’Athènes. Il a été redécouvert par accident au XXe siècle. La reconstruction pour donner à l’Odéon sa forme originale a alors été commencée et elle a finalement été achevée en 1961.


Il peut accueillir environ 2 500 spectateurs, c’est la scène principale du Festival international de Patras. L’Odéon est toujours, à ce jour, en activé, accueillant des groupes et des spectacles artistiques.
Prochaine étape, le château de Patras.

On ne s’attendait pas à ça, pour ma part je m’attendais à voir de vieille ruine dont il ne resterait que du gravats, mais non! Je suis impressionné par ce que nous voyons, en plus nous sommes sur les hauteurs et avons une magnifique vue sur la ville et la mer.

Sa construction remonte au Ve sc sous le règne de l’empereur byzantin Justinien, après le tremblement de terre catastrophique de 551, ré-utilisant les matériaux d’une acropole pré-chrétienne. Le château se trouve à 800 mètres de la mer et couvre une surface de 22 725 m2. Il se compose d’une paroi extérieure triangulaire, renforcée par des tours et portails.

Au cours de la période byzantine il est assiégé par les Slaves, les Sarrasins, les Normand et beaucoup d’autres, mais il n’est jamais tombé.


En 1205, suite de la quatrieme croisade, le château est repris par les croisés. Ceux-ci renforcent le château davantage, créant un fossé sur les trois côtés.

Le château tombe aux mains des Ottoman en 1458 et reste l’un de leurs principaux lieu de pouvoir dans le Péloponnèse. Les Vénitiens reprennent le château en 1687, jusqu’à ce qui soit reprise par les Turcs en 1715.


Ce n’est qu’en 1828, avec l’arrivée d’un corps expéditionnaire français conduit par le général que les Ottomans remettent le château. Après l’indépendance, le château reste utilisé par l’armée Grecque jusqu’à la seconde guerre mondiale.
Notre quatrième point d’intérêt, c’est la cathédrale Saint André.
Pour si rendre, nous descendons dans la basse ville en empruntant les escaliers qui nous ramène à la place Georges.
Ici, on « zigonne » un peu pour trouver la rue Riga Fereou (mais on est pas perdu) c’est la rue populaire de la ville et elle est piétonnière.

Des cafés en voulez-vous, il n’y a que ça.

Nous marchons la rue tout le long et elle nous conduit directement à la basilique Saint André.

Il s’agit de la plus grande église de Grèce. La construction de celle-ci commença en 1908. Les travaux durèrent jusque les années 1970, et elle fut inaugurée en 1974.



C’est à Patras que l’Apôtre André fut arrêté et mis à mort en 60 sur une croix en forme de « X ». Au IVe siècle, ses reliques furent transportées à Constantinople. En 1462, sa tête fut déposée à Rome. Elle fut rendue à l’Eglise de Grèce par le Pape Paul VI en 1964, et d’autres parties de son corps et de sa croix furent également restituées, dans les années 60-70. Ces reliques furent déposées dans la basilique Saint-André, à Patras.

Retour à notre appartement fatigué, mais bien satisfait de notre journée.